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Gilets Jaunes

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Sondage : la confiance en Macron chute de 13 points en un an, selon le Cevipof

Le président Emmanuel Macron a perdu 13 points de confiance en un an, selon un sondage du Cevipof, qui révèle également une forte défiance des Français vis-à-vis des institutions.

La confiance dans le président Emmanuel Macron est à son plus bas historique (23%), soit 13 points de moins que l’an passé, ainsi que celle du Premier ministre Edouard Philippe (25%) qui perd 11 points, selon un baromètre du Cevipof publié vendredi dans Le Figaro.

Les maires tirent leur épingle du jeu.Plus globalement, la défiance des Français vis-à-vis des institutions politiques et des acteurs de la vie démocratique est au plus haut, en pleine crise des « gilets jaunes », selon ce baromètre annuel réalisé depuis 10 ans par Opinionway pour le laboratoire de SciencesPo. Les députés (31%, moins 4 points) ne sont pas beaucoup mieux lotis. De toutes les institutions politiques, seuls les maires tirent véritablement leur épingle du jeu (58%, en hausse de 3 points), traduisant une demande de proximité des électeurs.

Les PME, l’armée et la police appréciées. La confiance dans les syndicats (27%), les médias (23%) ou les partis politiques (9%) stagne également à des niveaux très bas, alors qu’en revanche les hôpitaux (78%), les PME (78%), l’armée (74%), la police (74%) ou l’école (69%) restent très majoritairement appréciés.

Seuls 27% des sondés estiment que la démocratie fonctionne bien en France (moins 9 points en un an) et à peine 14% (moins 2 points) jugent que les responsables politiques se préoccupent de ce que les « gens comme vous » pensent.

Lassitude (32%, +7), morosité (31%, +8) et méfiance (29%, +4) sont les trois mots qui expriment le mieux l’état d’esprit des Français, qui débouche sur une sévérité extrême à l’égard de la politique qui leur inspire très majoritairement des sentiments négatifs: méfiance (37%, -2), dégoût (32%, +7), ennui (8%) ou peur (4%).

*Enquête réalisée en ligne par Opinionway du 13 au 24 décembre 2018 auprès de 2.116 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1 à 2,2 points.

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Belgique, Montenegro, Allemagne… le gilet jaune traverse les frontières

Dans de nombreux pays étrangers, des manifestants descendent désormais dans la rue, un gilet jaune sur le dos. Même si leurs revendications sont très diverses.

Si le mouvement des Gilets jaunespourrait s’émousser en France, il a déjà fait des émules à l’étranger. Pratique à porter, reconnaissable de loin et bien visible, facile d’accès – elle est souvent obligatoire dans les véhicules : la chasuble est devenue un symbole de la protestation. Tour d’horizon des différents pays où on l’a revêtue et où les motifs de colère sont très divers.

Belgique

C’est l’acte 3 de la mobilisation belge. Des milliers de personnes sont attendues ce vendredi dans les rues de Bruxelles pour manifester contre la politique sociale du gouvernement et pour le pouvoir d’achat. Des préoccupations semblables à celles des Gilets jaunes français, d’où le port de la même tenue. Les précédents rassemblements, vendredi 30 novembre et samedi 8 décembre, avaient aussi conduit à des débordements et des arrestations, mais dans des proportions bien moindres que de ce côté-ci de la frontière. Même hors de France, les Gilets jaunes poursuivent décidément partout Emmanuel Macron… présent à Bruxelles depuis jeudi pour un sommet européen.

Pays-Bas

Dans un pays dont les habitants n’ont pas l’habitude de manifester, des « gele hesjes » sont mobilisés depuis la mi-novembre. Âge de la retraite trop élevé (67 ans), mutuelles trop chères… là aussi, les revendications de ces Gilets jaunes néerlandais touchent au social. Avec un succès mitigé : le samedi 8 décembre, ils n’étaient pas plus de quelques centaines dans les plus grandes villes du pays.

Allemagne

Halte au « pacte de Marrakech » ! Pour s’opposer à ce texte de l’ONU, qui fixe une série de grands principes sur l’immigration, quelques milliers d’Allemands sont descendus dans la rue samedi 1er décembre, gilet jaune sur le dos, à l’appel notamment de l’organisation d’extrême droite Pegida. Si l’opposition à ce texte a aussi fait partie des revendications en France, les Gilets jaunes allemands et français partagent surtout l’envie d’être davantage entendus. Quitte à demander le départ de la chancelière Angela Merkel ou d’Emmanuel Macron. Des cheminots allemands, en grève pour réclamer des augmentations de salaire, ont par ailleurs enfilé un gilet jaune ce lundi.

Bulgarie

Du bleu… au jaune ! En Bulgarie, le prix de l’essence est aussi à l’origine d’importantes revendications depuis le début de l’année. Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans la capitale, Sofia, dès le dimanche 11 novembre, avec un vêtement et des drapeaux bleus. Avant que des gilets jaunes n’apparaissent dans les cortèges le dimanche suivant, soit au lendemain de l’acte 1 de la mobilisation en France. Si le carburant est un peu moins cher en Bulgarie que chez nous, le salaire minimum n’y atteint que 260 € bruts, ce qui en fait le plus faible de tous les pays européens.

Catalogne

Le combat pour l’indépendance de la Catalogne passe au jaune. Des centaines de ses partisans ont enfilé un gilet de cette couleur le week-end dernier pour bloquer des autoroutes et perturber des péages. Ces « armilles grogues » (Gilets jaunes en catalan) comptent bien récidiver le 21 décembre, jour anniversaire des élections locales convoquées par le gouvernement espagnol pour mettre fin à la tentative de sécession de la Catalogne. Avec comme mot d’ordre le blocage économique total de la région.

Monténégro

Pour demander la fin des poursuites judiciaires visant deux de leurs leaders, quelque 2000 militants prorusses ont défilé dimanche dernier dans les rues de Podgorica, la capitale de ce petit pays frontalier de la Serbie. « Nous voulons rendre ce pays meilleur comme en France, c’est pour cela que nous portons des gilets jaunes », a expliqué un leader des manifestants, malgré des revendications qui n’ont rien à voir dans les deux pays.

Israël

Après un appel sur les réseaux sociaux, quelques centaines de manifestants portant des gilets jaunes ont protesté vendredi à Tel-Aviv et Jérusalem contre l’augmentation du coût de la vie. Les Israéliens ont appris cette semaine par la presse que les prix des produits alimentaires, de l’électricité, de l’eau et des abonnements téléphoniques, mais aussi les impôts locaux, allaient augmenter en 2019, sous l’effet de l’affaiblissement du shekel, la monnaie nationale, par rapport au dollar et à l’euro. Le pays est déjà connu pour le coût élevé de la vie.

Egypte

Et si limiter la vente de gilets jaunes empêchait l’organisation de manifestations ? Le régime du maréchal Sissi, en Egypte, vient d’interdire aux commerçants de vendre la chasuble, à moins d’obtenir l’autorisation de la police locale. « Ils ont peur de la contagion après les manifestations en France », ont témoigné plusieurs vendeurs.

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La politique de la France à l’égard des États-Unis «restera bientôt dans le passé»

Dans un entretien accordé à Sputnik, le patron de l’Union des Serbes de France, Djuro Cetkovic, a commenté les manifestations organisées par les membres du mouvement des Gilets jaunes qui frappent ce pays dernièrement et a livré sa vision sur les relations entre la France et les États-Unis.

Dans un avenir très proche, Paris abandonnera la politique suiviste de Washington qui est intéressé par l’affaiblissement de la France et de l’Europe, a estimé dans une interview à Sputnik le président de l’Union des Serbes de France, Djuro Cetkovic.

Trump pourrait confier le poste de représentant des USA à l’Onu à l’ambassadrice en France

«À mon avis, la politique que la France d’aujourd’hui a adopté, c’est-à-dire de suivre les États-Unis, de ne pas contredire leur politique, restera bientôt dans le passé. Je crois que cela arrivera l’année prochaine, je suis optimiste», a souligné M.Cetkovic.

Il a en outre ajouté que Washington souhaiterait voir la «chute d’un des pays les plus forts et riches d’Europe […]. Eux seuls [les États-Unis, ndlr] ne sont pas intéressés par une Europe forte, parce qu’une Europe forte est leur concurrent».

Analysant les manifestations des Gilets jaunes, Djuro Cetkovic estime que ce pays qui a lancé une révolution pour lutter contre les inégalités est revenu 200 ans plus tard au même objet contre lequel il s’était rebellé, de sorte qu’un «incendie» aurait dû se produire. Il a toutefois pointé que les Serbes de France gardaient la neutralité sur la question.

Mesures de Macron en faveur des Gilets jaunes, l’UE en embuscade?

Djuro Cetkovic a abordé le sujet des relations entre Paris et Belgrade et a également exprimé son optimisme quant à la position officielle de Paris à l’égard de la Serbie. Selon lui, le peuple français n’a pas oublié l’amitié franco-serbe acquise pendant la Première Guerre mondiale.

En France, après une première manifestation qui s’est déroulée le 17 novembre, les Gilets jaunes ont organisé le quatrième acte de leur mobilisation le samedi 8 décembre.
Près de 136.000 personnes ont participé à cet acte 4 en France, soit un nombre pratiquement équivalent à celui du 1er décembre, selon des chiffres du gouvernement. Au total, quelque 2.000 personnes ont été interpellées le 8 décembre.

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Emmanuel Macron salue le « courage » des forces de l’ordre


Le président ne s’est pas exprimé publiquement sur la crise depuis une semaine. Il pourrait prendre la parole dès lundi.

Les gilets jaunes attendaient sa prise de parole, mais c’est aux forces de l’ordre qu’Emmanuel Macron s’est adressé samedi soir. Le président de la République a remercié samedi soir les forces de l’ordre mobilisées pour l’acte 4 du mouvement des gilets jaunes en saluant « le courage et l’exceptionnel professionnalisme dont [ils ont] fait preuve ». 

Près de 90 000 gendarmes et policiers ont été mobilisés samedi dans toute la France, dont 8000 seulement à Paris, où des véhicules blindés à roue avaient été déployés. La manifestation a cependant été de moindre ampleur que les semaines précédentes, avec quelque 125 000 manifestants dans tout le pays.  

Le nombre d’interpellations a, en revanche, bondi par rapport au 1er décembre. Les contrôles avaient été multipliés en amont des rassemblements, conduisant au nombre record de 1723 personnes interpellées, et de 1220 gardes à vue, selon le décompte du ministère de l’Intérieur ce dimanche matin. 

Au président de « proposer des mesures »

Cible récurrente des manifestants, à coup de « Macron démission », le chef de l’Etat, qui n’a pas pris la parole publiquement depuis samedi dernier, est resté pour cette nouvelle journée de mobilisation dans le palais présidentiel, entouré d’un imposant dispositif de protection. Il a laissé jusqu’alors Edouard Philippe monter au front, devant le Parlement et les médias.  

Selon le Premier ministre, « le temps du dialogue est là » et « il faut désormais retisser l’unité nationale », mise à mal par cette fronde populaire inédite, née sur les réseaux sociaux. 

Le président « s’exprimera » – peut-être lundi – et « il lui appartiendra de proposer les mesures » pour permettre « à l’ensemble de la Nation française de se retrouver et d’être à la hauteur des enjeux », a indiqué Edouard Philippe au terme d’une visite à Beauvau en fin de journée. 

« Scènes de chaos »

Si les violences de samedi étaient sans commune mesure avec les scènes de guérilla urbaine observées à Paris la semaine précédente, elles n’en étaient pas moins impressionnantes. Des tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées, des vitrines brisées sous les lumières de Noël et des voitures brûlées à Paris mais aussi des heurts et de violentes dégradations à Bordeaux, Toulouse, Marseille et encore Nantes, et toujours des blocages sur les routes: les images de samedi ont une nouvelle fois marqué les esprits. 

Selon un bilan national provisoire de la direction générale de la santé, « 179 personnes blessées ont été prises en charge sur tout le territoire par les équipes médicales des hôpitaux ».